A Ciambra

Jonas Carpignano, 2017

Cinéma Européen / Adolescence / Déclin / Immigration / Cinéma italien


À Calabre, le jeune Pio vit dans un camp de roms. Influencé par son grand frère Cosimo, Pio rêve de devenir comme lui, un délinquant.

Deux ans après Mediterranea où Jonas Carpignano - révélé par la Quinzaine des Réalisateurs - s'attaquait déjà à la question de l'immigration en Italie, le réalisateur italo-américain plonge une fois de plus dans sa thématique de prédilection en se basant sur une communauté de roms. A Ciambra est le récit d'un jeune homme parti de rien prêt à gravir des montagnes quitte à enfreindre les lois, un discours - et un parcours - rappelant les personnages de Martin Scorsese, il n'est d'ailleurs pas étonnant de retrouver le cinéaste en tant que producteur exécutif. Jonas Carpignano offre au spectateur une galerie de personnages uniques et empreints de réalisme. Les repas de famille par exemple, à la fois mouvementés et chaleureux donnent l'impression de se trouver à leur côté. L'autre force intervient à des moments clés lorsque Jonas Carpignano décide d'affranchir son film des conventions. A Ciambra devient alors virtuose, en particulier lors des scènes de nuit : la contemplation d'un cheval autour d'un feu de camp, les déambulations hallucinantes au cœur d'une discothèque, la vivacité des lumières stroboscopiques... ajouté à cela un traitement ambitieux du son, souvent dépeint par un bourdonnement vibrant, ou au recours de musiques electro-house, le film devient expérimental et sensoriel. Électrique.

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