Arizona Dream

Emir Kusturica, 1993

Surréalisme / Rêve / Cinéma Américain / Mariage


Alex mène une vie tranquille à New York. Mais cette existence paisible est perturbée par l’arrivée de son cousin Paul, chargé de le ramener coûte que coûte chez son oncle en Arizona, pour assister au mariage de celui-ci et prendre sa succession à la tête de son entreprise de vente de Cadillac. 

Vous venez de voir un poisson-lune voltiger entre deux cactus ? C’est normal, vous êtes plongé dans l’Arizona Dream d’Emir Kusturica, un film doux et mélancolique, dans lequel le réalisateur déploie toute sa fantaisie et son humour pour fustiger le rêve américain. À un matérialisme vide de sens (empiler et vendre des Cadillac au beau milieu du désert), Kusturica oppose la force de la rêverie poétique, rendant ainsi un vibrant hommage aux marginaux qui ont le courage d’aller au bout de leurs rêves, même si ceux-ci semblent irréalisables et suscitent la moquerie. Le film est porté par un casting détonnant, avec un Johnny Depp lunaire à qui l’on essaie (vainement) d’inculquer la fibre commerciale et un Vincent Gallo drôlissime en acteur velléitaire : sa parodie de la scène où Cary Grant est poursuivi par l’avion dans La Mort aux trousses vaut le détour à elle seule. Signalons enfin la bande originale, exceptionnelle, avec l’envoûtant refrain d’Iggy Pop : in the death car, we are alive…

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