Bob et Carole et Ted et Alice

Paul Mazursky, 1969 - 1h44

Cinéma Américain / Satire / Liberté / Couple / Comédie / Désir / Années 1960


Bob et Carole, en couple depuis plusieurs années, décident de bouleverser leurs habitudes en participant, le temps d'un week-end, à une thérapie sexuelle. Au retour de ce week-end ils décident d'appliquer les principes d'amour libre et d'ouverture d'esprit. Leurs amis, Ted et Alice, sont partagés entre l'indignation et la curiosité... 

    Premier film de Paul Mazursky, interdit aux moins de 18 ans lors de sa sortie dans les salles de cinéma Françaises. Et pour cause ! Ce film aborde des thématiques nouvelles jamais traitées auparavant, dans le cinéma américain : l'amour libre, l'échangisme, l'infidélité, l'adultère... Bob et Carole et Ted et Alice n'aurait jamais pu voir le jour avant 1969, et en même temps il est aussi très en avance sur son temps puisque l'année 1969 marque à peine le début de cette révolution sexuelle et des changement de mœurs. L'ensemble du film repose essentiellement sur la puissance des dialogues entre les couples, mais aussi sur ceux entre Bob et Ted, puis entre Carole et Alice. Tous se questionnent, remettent en cause leurs idées dans des séquences presque théâtrales sous formes de petits huis-clos utilisant les lieux comme des points de transformations des personnages (la chambre à coucher de chacun des couples a son importance puisqu'elle constitue un lieu ou les personnages révèlent leur vraie personnalité). Au final, le week-end passé à « L 'Institut » au début du film permet à chacun des personnages de devenir ce qu'il est réellement. Carole a attendu ce moment toute sa vie pour enfin se détacher du modèle de la femme parfaite, bien sous tous rapports, qui attend son mari sagement à la maison. Bob, bien qu'il ait tout d'abord appréhendé ce week-end comme une mode, devient quelque part la victime, pendant que Carole, elle, prend littéralement les rennes du couple. Paul Mazursky insiste aussi sur l'importance du regard caméra, surtout chez les personnages masculins. L'homme, fier, se questionne et se sent jugé par le public, surtout féminin.     Après une dernière séquence riche en dialogues comiques, le film se conclue sur une très belle scène ou l'on voit des couples déambuler sur un des morceaux les plus emblématiques des années 60 : "What the World Needs Now is Love." 

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