Brazil

Terry Gilliam, 1985 - 2h12

Cinéma indépendant américain / Science-fiction / Dystopie / Rétrofuturisme / Cinéma Indépendant / Cinéma Américain


Sam Lowry, employé du Ministère de l’Information, évolue dans un monde dangereusement procédurier. Il rêve fréquemment d’une femme qu’il sauve héroïquement, incarnant un alter-ego survolant la ville de ses ailes argentées. Lorsque Sam découvre l’existence de l’inconnue de ses songes, son quotidien bascule.

L’anthropologue David Graeber aurait qualifié aujourd’hui l’emploi de Sam Lowry de « bullshit job ». C’est en effet le cas : Sam se contente d’un travail sans sens ni intérêt, vivant véritablement sa vie dans ses rêves. Son imaginaire est limité par une société engloutie dans un système politique administratif totalitaire bancal. Une faute de frappe entraîne la perquisition du domicile et la mort d’un homme innocent (Buttle) confondu pour un autre homme recherché (Tuttle). Bien que le crime soit reconnu, le gouvernement tente par tous les moyens de masquer la vérité. La violence s’avère être le mode de résolution le plus simple pour couvrir les failles d’un système difficilement fonctionnel, régi par l’absurdité et la lenteur de procédures administratives lourdes. Sam Lowry s’efforce de trouver sa place dans ce règne du chaos. Dès les premières images, Brazil se révèle en tant que critique multiple de la société de consommation, de la bureaucratie et du militarisme. L'univers puise ses sources dans des œuvres significatives de science-fiction. Les immenses gratte-ciel postmodernes sont un hommage direct au film Métropolis (1927) de Fritz Lang. L’histoire, quant à elle, est un clin d’œil direct au roman d'anticipation 1984 de George Orwell (1949).

"Je ne l’ai pas encore vu..."


"👌"


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