Conte de printemps

Éric Rohmer, 1990 - 1h48

Cinéma Français / Fleurs / Amour / Cinéma Européen / Jeunesse


Jeanne est prof de philo et ne supporte pas l'appartement en bazar de son fiancé. Un fiancé qu'on ne voit pas du film, d'ailleurs, puisqu'elle ne vit pas avec lui... Hasard oblige (comme toujours), elle rencontre Natacha, une jeune pousse fraîchement bachelière qui ne supporte pas la nouvelle petite amie de son père. Les deux femmes se lient d'amitié, pour le meilleur... en évitant le pire.

Rohmer réinvente la saison des premiers bourgeons fleuris à l'aube des années 90. Anne Teyssèdre, alias Jeanne, ouvre le bal des héroïnes du dernier cycle et cherche à fuir un intérieur qui lui est trop insupportable, comme le faisait déjà Louise dans Les Nuits de la pleine lune (1984). En rencontrant Natacha, Jeanne s'évade et s'invite dans la maison de campagne d'une famille divorcée. La très jeune Florence Darel se lance ainsi avec malice dans le rôle de l'entremetteuse et tente (en vain ?) de faire tomber sa nouvelle amie dans les bras de son Don Juan complexé de père. Mais c'est bien connu, les héros rohmériens ne savent pas ce qu'ils veulent... ni l'amour ou l'amant, ni l'amant et l'amour... ce sera certainement cette vie rangée qu'elle se choisit - faute de trop bien déraisonner - l'héroïne compte bien se marier avec ce fiancé fantôme bordélique. Reste à finir de se régaler à la table de ses hôtes toujours aux aguets quand il s'agit de défendre son bout de pain philosophique... et amoureux.

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