Kids

Larry Clark, 1995 - 1h31

Cinéma indépendant américain / Cinéma Américain / Chasse / Premier film / Inconscience / New York / Adolescence / Cinéma Indépendant / Drogue / VIH


Telly et sa bande sont à la recherche de jeunes vierges dans le but d'avoir des relations sexuelles non protégées. L'une d'elles est séropositive.

  Alter-ego trash de Gus van Sant, Larry Clark frappe fort avec son premier film en dépeignant les déboires d'une adolescence américaine au cœur des années 90. D'un scénario signé Harmony Korine (futur auteur de Gummo et Spring Breakers) où s'entremêlent sexe, drogue et VIH, Larry Clark use de son talent de photographe pour capter des moments de vie réalistes. À la frontière du documentaire, New-York devient un gigantesque terrain de jeu malsain où la morale d'une Amérique puritaine en prend un sacré coup. Exit les films et séries à l'eau de rose typiques des années 90, place à l'authentique. Place à l'interdit.

Articles

À lire

Pas de lien pour le moment

"Les controverses qui pleuvèrent sur le premier film de Larry Clark sont aussi nombreuses que les acclamations qui suivirent sa sortie en salles en 1995. KIDS est une fresque suivant une bande d'ados new-yorkais dans leur déambulations urbaines, à la recherche de la prochaine dose d'excitation que leur procurera les activités dont ne seraient pas fiers leurs parents. Relativement livrés à eux même, où dans un environnement parental très libre, notre bande de héros (dont la caméra s'attardera principalement sur Telly et Casper) s'adonnent à la pratique du skate, consommations de drogue en groupe, escapade à l'autre bout de la ville à la recherche d'une fête prochaine. Leur langage n'est que grossièreté, ne respectent rien, ni l'autorité ni les filles, n'hésitent pas régler leurs conflits par une violence de groupe, sous le regard des plus jeunes qui observent et apprennent des gestes de leurs aînés. L'un des protagonistes principaux, ne jure que par dépuceler de jeunes adolescentes vierges. Jennie, une de ses anciennes conquêtes, se met à sa recherche après avoir découvert sa propre séropositivité. C'est ce portrait lubrique et sans fard que livre Larry Clark, une véritable bombe dans le portrait de l'adolescence au cinéma et dans les mœurs des années 90. Jamais n'avait-on assisté à la reconstruction d'une jeunesse aussi dépravée sur grand écran, mais personne ne pouvait nier qu'elle n'existait pas. Une jeunesse livrée à lubricité des grandes zones citadines, qui éprouve une vie de jouissances avec 10 ans d'avance, mais une jeunesse qui dans son intimité, ne possède pas le tabou des adultes, et peut donner libre cours à l'expression de leurs problèmes et interrogations sur la sexualité. C'est en retirant un masque que le film opère, un masque de pudeur qui s'est posé sur le visage de ces lointains enfants dont les adultes n'ont voulu en voir l'existence, et subissent de plein fouets les ravages de l'émergence du VIH, propagé en partie peut-être par cette non-connaissance des dangers de la sexualité."


Inscrivez-vous ou connectez-vous pour rédiger un commentaire

Inscription / Connexion Inscription / Connexion

DVD

JM Vidéo

Potemkine