La Prisonnière

Henri-Georges Clouzot, 1968 - 1h42

Cinéma Français / Perversion / Art cinétique / Cinéma Européen / Artiste au travail / Expérimental


Intrigué par le directeur d'une galerie d'art, José se laisse porter par ses activités artistiques et douteuses.

Henri-Georges Clouzot, avec sa réputation de misanthrope passerait pour un enfant sage face à Laurent Terzieff et son personnage d'artiste voyeur psychotique, malsain et pervers. Dans sa fièvre créatrice, le cinéaste français repousse toujours plus loin sa fibre esthétique, pour La Prisonnière, il se repose sur l'art cinétique, courant artistique basé sur l'illusion du mouvement. Dans la veine de Victor Vasarely, il tend son film vers l'expérimental, en témoigne les cinq dernières minutes, stupéfiantes, l'expression d'une liberté artistique à nulle autre pareille présageant un proche Enfer malheureusement annulé en cours de production. Difficile alors d'imaginer que derrière cette mise en scène portée par le geste artistique se cache l'ingénieux cinéaste du Corbeau ou des Diaboliques sortis plus de vingt années auparavant. Une évolution stupéfiante d'esthétisme. Hypnotique. L'aboutissement d'une carrière.

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