Un Été avec Monika

Ingmar Bergman, 1953

Cinéma Européen / Désir / Libéralisme féminin / Cinéma suédois / Regard-caméra / Île


Harry et Monika sont cloîtrés dans leur petit boulot. Lorsqu'ils se rencontrent, c'est la révélation, ils s'enfuient alors sur l'île d'Ornö.

Le mythe autour de ce long-métrage est, et sera toujours, universellement lié au célèbre regard-caméra d'Harriet Handersson marquant une rupture catégorique des conventions cinématographiques de l'époque. D'autant plus que ce regard, pénétrant et accompagné d'une mise en scène réglée au millimètre près dans la disparition en fondu des lumières et des sons environnant la jeune femme, provoquant un effet de pause dans le temps, surgit juste avant la décision de Monika de tromper son mari. En prenant à partie le spectateur d'une démonstration du libéralisme féminin, c'est un pavé dans la mare pour les mœurs de l'époque. Monika, modèle subversif, fascine les cinéastes français, à commencer par François Truffaut dans ses 400 coups, où le jeune Antoine Doinel arrache l'affiche du film sur la vitrine d'un cinéma ou encore Jean-Luc Godard qui ira jusqu'à qualifier ce regard-caméra comme "le plan le plus triste de l'histoire du cinéma". Le plus triste, on ne saurait dire, l'un des plus mystérieux à décrypter, sans aucun doute.

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